Tous les Grands noms

  

Jean Tabourot
Maître à danser - (1520 – 1595)

Né à Dijon, Jehan Tabourot devient prêtre puis chanoine de la Cathédrale de Langres en 1547. Esprit de la Renaissance, il publie différents ouvrages sous l’anagramme Thoinot ARBEAU. Le plus précieux pour les historiens est l’Orchésographie, qu’il présente ainsi : « Traicté en forme de dialogue par lequel toutes personnes peuvent facilement apprendre et practiquer l’honneste exercice des dances ». Dans cet ouvrage, il décrit la danse guerrière, les batteries et sonneries accompagnant les soldats en marche et au combat ainsi que les danses pratiquées à l’époque. On y trouve notamment la célèbre pavane « Belle qui tiens ma vie ».

Joseph Boillot
Graveur - (1545 – 1605)

Architecte et Ingénieur, Joseph Boillot est nommé maître des réparations de la ville de Langres, contrôleur du grenier à sel et directeur des poudres et salpêtres. Graveur sur bois ou cuivre de talent, il contribue à faire évoluer les arts et certaines conceptions philosophiques dans la représentation humaine et animale. Dans ses œuvres très savantes « Nouveaux pourtraitz et figures de termes pour user en architecture », « Modèles d’artifices de feux et divers instruments de guerre avec les moyens de s’en prévaloir », il allie recherches diverses  : imprimerie, gravure, histoire, architecture, symbolisme…

Les Tassel
Trois générations de peintres

Parmi les peintres langrois en vogue au XVIIème siècle à Langres, les Tassel occupent une place de premier plan. Leur atelier a été actif pendant plus d’un siècle (de 1550 à 1670), animé par trois générations d’artistes : Pierre, son fils Richard et son petit-fils Jean. La plupart de leurs commandes provenaient des établissements religieux de la région. Certaines de leurs créations, notamment le Repos de la Sainte-Famille, Le Martyre de Sainte Martine et Mucius Scaevola devant Porcena, sont conservées au Musée d’Art et d’Histoire de Langres.

Claude Gillot
Graveur - (1673 – 1722)

Natif de Langres, Claude Gillot fut graveur de renom, peintre et ornemaniste, illustrateur de Lully, Boileau et de La Motte. Après des études à Paris, il prend place parmi les plus grands, jusqu’à devenir le maître de l’illustre Antoine Watteau. Ses créations s’attachent à des scènes populaires, allégoriques ou mythologiques. En 1715, il fut reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture.




Denis Diderot
Philosophe des Lumières - (1713 – 1784)

Denis Diderot est une des figures emblématiques du siècle des Lumières. Né à Langres le 5 octobre 1713, le jeune Diderot part pour Paris à l’âge de 15 ans. Il deviendra cet auteur prolifique que l’on connaît : philosophe, satiriste, romancier, dramaturge, critique d’art et principal initiateur de l’Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des Sciences, des arts et des métiers. Cet ouvrage de 35 volumes était de loin la plus grande entreprise d’édition jamais réalisée en son temps. Depuis 1884, pour célébrer le centenaire de sa mort, la ville fit élever une statue en bronze due à Bartholdi, au centre de la place qui le vit naître. Certains objets personnels du philosophe sont conservés au Musée d’Art et d’Histoire de Langres : canne, écritoire…

André Theuriet
Ecrivain - (1833 – 1907)

Fonctionnaire des finances et écrivain né à Marly le Roi, André Theuriet est affecté à Auberive en 1856 comme receveur de l’enregistrement. Dans cette vallée calme et verdoyante, il trouve l’inspiration qui alimente son abondante œuvre littéraire. Il décrit avec tendresse les bois, champs, et la population locale qu’il côtoie. Son ascension administrative le mènera ensuite dans la Somme puis à Paris. Il reçoit l’insigne de Chevalier de la Légion d’Honneur en 1879 et le prix Vittet de l’Académie Française en 1880.

Marcel Arland
Maître de la littérature - (1899 - 1986)

Né à Varennes-sur-Amance, le 5 juillet 1899, Marcel Arland sera romancier, critique littéraire, historien de la littérature. Il écrit son premier livre « Terres étrangères » en 1923, puis assure seul la direction de la « Nouvelle Revue Française » à partir de 1968. Son œuvre comporte de nombreux titres, parmi lesquels : Âmes en peine (1927), L'Ordre (Prix Goncourt 1929), Terre natale (1938)… Orientant ensuite ses écrits vers la recherche critique, il rédige notamment une « Anthologie de la poésie française » et de nombreux essais. Commandeur de la Légion d'Honneur et des Arts et Lettres, grand prix de l'Académie française en 1952, grand prix national des Lettres, Marcel Arland fut élu à l'Académie française en 1968. 

Bernard Dimey
Poète populaire - (1931 – 1981)

Bernard Dimey, poète au public large et populaire, naît à Nogent-en-Bassigny le 16 juillet 1931. Après des débuts à la radio, il écrit dans la revue "Esprit" et s'intéresse à la peinture, sous le pseudonyme de Zelter. A 25 ans, il s'installe sur la Butte Montmartre à Paris, fréquente les bistrots et la population locale de ce lieu synonyme de bohème, qui vont inspirer ses premiers poèmes. De grands noms interpréteront ses chansons : Zizi Jeanmaire (Mon truc en plume), Henri Salvador (Syracuse), Les Frères Jacques (Fredo, Le quartier des Halles...), Serge Reggiani (Si tu me payes un verre)… On lui doit également des scénarios et dialogues pour le cinéma : "Détournement de mineures" (1959) de Walter Kapps, "Le magot de Josepha" (1964) de Claude Autant-Lara…

Jules Ziegler
Peintre - céramiste - (1804 –1856)

Peintre d’histoire et de portrait, Jules-Claude Ziegler naît à Langres, où il reçoit sa première formation artistique. Etudiant à Paris, il entre dans l’atelier d’Ingres qui devient son véritable maître. Après un voyage en Italie, il expose ses toiles au Louvre et reçoit la consécration de la critique avec son « Giotto dans l’atelier de Cimabue », présenté au Salon du Louvre en 1833. Thiers lui confie ensuite la décoration de la coupole de l’église de la Madeleine à Paris. Plus tard, Ziegler se consacrera à l’étude de la céramique et à la photographie, mais continuera d’envoyer des œuvres aux Salons, notamment « Daniel dans la fosse aux lions » en 1838. A la fin de sa vie, il est nommé directeur de l’Ecole des Beaux-Arts de Dijon et conservateur du musée de cette ville.

Auguste Laurent
Chimiste - (1807-1853)

Né à La Folie, écart de la commune de Saint-Maurice, Auguste Laurent, Ingénieur de l’Ecole des Mines, consacre sa vie à la science. Malgré les préjugés de ses contemporains, ses idées ont marqué un moment décisif dans l’histoire de la chimie. Sa Méthode de chimie considérée comme une œuvre magistrale fut couronnée par l’Académie des Sciences.




 

Camille Flammarion
Astronome
(1842 – 1925)

C’est à Montigny-le-Roi que naît Camille Flammarion, enfant d’une intelligence peu commune, qui aime s’isoler pour contempler l’immensité. En 1852, il entre à la maîtrise de la cathédrale de Langres, avant de rejoindre ses parents installés à Paris. Là, il rencontre M. Le Verrier, directeur de l’Observatoire. Passionné par l’astronomie, il rédige de nombreux ouvrages, participe à des conférences… avant d’accéder, en 1867, à la présidence de la Société aérostatique de France. En 1880 paraît son Astronomie Populaire, « livre écrit pour tous ceux qui aiment à se rendre compte des choses qui les entourent ». Edité par son frère Ernest, fondateur de la maison d’Edition Flammarion, l’ouvrage reçoit le Prix Monthyon de l’Académie des Sciences. Celui qui a su mettre l’astronomie à la portée de tous, fonde ensuite la Société astronomique de France et crée l’Observatoire de Juvisy-sur-Orge.

Georges Darboy
Archevêque de Paris - (1813 – 1871)

Né à Fayl-Billot, Georges Darboy fréquente le Petit puis le Grand Séminaire de Langres. Ordonné prêtre en 1837, il va exercer à Saint-Dizier puis enseigner à Langres avant de monter à Paris. Il sera nommé vicaire général du diocèse en 1852. Devenu Evêque de Nancy, il deviendra enfin archevêque de Paris en 1863. Membre du Conseil Supérieur de l’Instruction publique, aumônier de l’Empereur, il assiste au Concile Vatican I en 1869. Sous la commune de Paris, il est emprisonné en tant qu’otage des Communards, puis fusillé le 24 mai 1871, en représailles de l’exécution de gardes nationaux par les Versaillais.


Louise Michel
Révolutionnaire anarchiste - (1830 – 1905)

Née à Vroncourt-la-Côte, Louise Michel débute sa carrière comme institutrice en Haute-Marne. Avec des convictions politiques bien ancrées, elle monte à Paris, s’engage dans la Commune et soutient les plus démunis. Militante fanatique, elle cherche à assassiner Thiers et Napoléon III. Condamnée à la déportation à perpétuité, elle passe deux années dans la prison centrale de femmes d’Auberive, avant d’être envoyée au bagne de Nouvelle-Calédonie. Rentrée en France en 1880, la « Vierge rouge » consacre sa vie à l’action militante, cédant ses biens aux pauvres. Après une tentative d’assassinat sur sa personne, elle parvient à faire acquitter son agresseur, puis gagne Londres pour revenir enfin en France en 1895. Ses écrits sont variés : essais, poèmes, mémoires… ainsi qu’une correspondance entretenue avec Victor Hugo durant plus de 20 années.

Jeanne Mance
Cofondatrice de Montréal - (1606 – 1673)

Femme de fort tempérament, Jeanne Mance est un personnage exceptionnel du XVIIème siècle. Née à Langres le 12 novembre 1606, Jeanne se dévoue à sa famille et à ses compatriotes pour faire face à la guerre de Trente Ans, à la peste et à la misère. Au contact des Jésuites de la cité, elle part en 1640, pour répondre à un appel de mission. Elle embarque à la Rochelle avec d’autres compagnons et débarque sur une île du Saint Laurent. Ville-Marie, premier nom de la cité devenue Montréal, est fondée.
Infirmière, intendante et bras droit du gouverneur Paul Chomedey de Maisonneuve, elle déploie ses talents au service des Français et des Américains. A travers la fondation de l’Hôtel-Dieu et ses trois voyages en France, elle contribue activement à la réussite de cette « folle entreprise ». Esprit « libre », elle reste un modèle pour les cercles féministes contemporains d’Amérique du Nord.



Ville Natale de Jeanne Mance | Tous les Grands noms

Informations pratiques

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    75018 PARIS
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  • Association Louise Michel
    1, rue de la Croisette
    52200 LANGRES
    Tél : 06 12 32 31 10
    Régie par la loi 1901, l'Association Louise Michel a pour but de faire connaître la vie et l'oeuvre de Louise Michel et de mettre en place diverses structures culturelles visant à maintenir vivante sa mémoire dans sa région natale.
    Mail :
    asso.louise.michel@f...
    Web :
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  • Association Langres – Montréal
    Maison du Pays de Langres
    52200 LANGRES
    Web :
    http://www.jeanne-ma...


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