Langres, ville d'Art et d'Histoire
|
Quartier Diderot - Cathédrale
2 - Ancien Collège des Jésuites Monument Historique 1770
Appelés à Langres en 1621, les Jésuites implantèrent leur collège en ce lieu une trentaine d’années plus tard. Situé au cœur de la cité, cet établissement pouvait accueillir jusqu’à 200 jeunes notables de Langres et de sa région. En 1746, les bâtiments furent la proie des flammes mais un nouveau collège ne tarda pas à sortir de terre. Chassés du royaume en 1762, les Jésuites n’en verront pas l’achèvement en 1770. En forme de U, ce vaste bâtiment conçu pour l’étude et la prière s’appuie au sud sur l’ancien rempart du XIIIe siècle. Il est séparé de la place par un mur de clôture, dont le portail est surmonté d’une allégorie de l’Instruction, due au sculpteur langrois Antoine Besançon. Les ailes en retour encadrent cette clôture avec, à droite, la façade de la chapelle. Conçue telle un énorme retable, cette dernière étonne par la profusion décorative de son fronton gonflé par des nuées, des rayons et des têtes d’angelots. Les pots à feu couronnant le tout complètent ce décor baroque.
12 - Caisse d’Epargne 1904
En 1903, la ville acquiert au pied de la cathédrale une ancienne maison canoniale. Un concours d’architecture est lancé, afin de créer un hôtel pour la Caisse d’Epargne. L’opération vise également à régulariser un des côtés de la place Jeanne-Mance, à dégager le côté sud de la cathédrale et à permettre l’accès direct au cloître. Le lauréat, l’architecte dijonnais Charles Danne, jouera de la situation du bâtiment, à l’angle de la place, pour en accentuer le caractère imposant. Le décor, très abondant, est une compilation de styles antérieurs différents : Renaissance, baroque ou classique.
13 - Cathédrale Saint-Mammès Monument Historique Seconde moitié du XIIe siècle. Façade 1768
Bâtie à partir de 1150 et achevée à la fin du siècle, la cathédrale Saint-Mammès était celle d’un vaste diocèse situé entre Champagne et Bourgogne. C’est le dernier grand édifice construit dans la lignée de l’abbatiale romane de Cluny édifiée à la fin du XIe siècle. Située au carrefour d’influences artistiques diverses, la cathédrale Saint-Mammès conjugue harmonieusement un décor et des volumes romans avec les premières innovations gothiques. L’emploi de la voûte sur croisées d’ogives, novateur dans la région, a permis de donner au vaisseau une largeur et un éclairage plus importants que dans les autres édifices clunisiens. Reconstruite en 1768, l’imposante façade néo-classique se compose de deux tours encadrant un avant-corps sommé d’un fronton. Celui-ci est surmonté de deux statues monumentales représentant la Synagogue (à gauche) et l’Eglise (à droite). Chacun des trois niveaux est scandé par des colonnes ou des pilastres aux ordres respectivement dorique, ionique et corinthien. Durant la Révolution, certains éléments de décor ont été détournés de leur symbole initial. Ainsi, au-dessus du portail nord (à gauche), la mitre et la crosse épiscopales ont été transformées respectivement en bonnet phrygien et en faisceau de licteur.
14 - Cloître de la Cathédrale Monument Historique Vers 1230
Situé au cœur de la cité religieuse qu’était l’ancien quartier canonial, le cloître témoigne de l’importance du chapitre. Cette communauté de chanoines élisant l’évêque constituait une seigneurie collective riche et influente. Initialement constitué de quatre galeries entourant un jardin, c’était un lieu clos dévolu au recueillement voire à l’inhumation des chanoines. Les galeries gothiques étaient voûtées sur croisées d’ogives et décorées de chapiteaux à crochets ou à feuillages. Les baies donnant sur le jardin étaient équipées de remplages encore visibles au début du XIXe siècle. L’étage de la galerie sud était occupé par le grenier à dîme ; celui de la galerie est (reconstruit en 1748) par la bibliothèque du chapitre. A la Révolution, deux des quatre galeries ont été détruites ; après avoir changé plusieurs fois de destination, il accueillit une école primaire jusqu’en 1980. Suite à d’importants travaux de restauration, la bibliothèque municipale Marcel Arland s’y installa en 1987. Depuis 1991, la cour est l’écrin d’une œuvre contemporaine due à François Bouillon : « Y d’If ». Tel un reliquaire d’un autre temps, le puits central renferme un morceau d’if en forme de « Y » ; cette lettre où convergent trois directions peut symboliser la Trinité ou la pureté. La spirale évoquant l’infini est ponctuée de « Y » en nombre croissant au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre.
15 - Corps de Garde de l’Evêché Monument Historique – 1633
Jusqu’à la Révolution, les remparts de Langres ont sans cesse fait l’objet d’une surveillance armée assurée par les habitants eux-mêmes. Chaque langrois âgé d’au moins 15 ans était enrôlé au sein de milices de quartier assurant une garde quotidienne. Afin de s’abriter et se réchauffer durant leurs rondes, les factionnaires disposaient de corps de garde souvent pourvus d’une cheminée. En encorbellement par rapport au rempart, ils pouvaient également surveiller la base et les accès immédiats de celui-ci. Face à l’ancien palais épiscopal, ce corps de garde palliait quelque peu à l’absence d’ouvrages de flanquement dans cette partie de l’enceinte. 19 - Hôtel d’Amboise, dit de Rose Monument Historique début du XVIe siècle
Cet hôtel a été probablement construit par Jean d’Amboise, doyen du chapitre puis évêque de Langres de 1496 à 1510. Il constitue le premier témoignage connu de l’architecture Renaissance à Langres. Ses pilastres sculptés en bas-relief et la frise, aux armes de la famille d’Amboise, sont des emprunts à la Renaissance italienne. La toiture d’origine était probablement plus élancée et agrémentée de lucarnes, conformément à l’esthétique gothique encore en vogue. Cette façade, donnant initialement sur un vaste jardin s’avançant jusqu’à la cathédrale, est visible depuis le percement de la rue au début du XXe siècle. Sa dénomination contemporaine est due au marquis de Rose qui en fut le propriétaire au milieu du XIXesiècle.
24 - Maison à Echauguette Monument Historique - fin du XVe siècle
Dotée à l’origine d’ouvertures rares et réduites, cette bâtisse semble avoir été conçue davantage dans un but défensif que résidentiel. La proximité d’une des portes du quartier canonial - la porte de Moab détruite au milieu du XIXe siècle - vient appuyer cette hypothèse. Il s’agirait alors d’un édifice dû à la volonté des chanoines de la cathédrale, précisément seigneurs de cette partie de la ville. L’échauguette placée à un des angles aurait ainsi permis de contrôler l’accès à l’enclos canonial. Très pentue, sa toiture est constituée de bardeaux en châtaigner. Les supports des anciens chéneaux en bois ainsi que les gargouilles sculptées subsistent encore.
25 - Maison à Pans de Bois XVe siècle
De nombreuses maisons langroises ont hérité de l’époque médiévale leur faible largeur sur rue, leur grand nombre de niveaux ainsi que leur usage à la fois artisanal et résidentiel. Dans un souci de modernité, la plupart des façades sur rue ont été remaniées aux siècles suivants. Avec son ossature à pans de bois, celle-ci fait exception. Les différentes fonctions sont clairement superposées : les deux niveaux de caves permettaient le stockage, le rez-de-chaussée en pierre servait d’atelier ou d’échoppe d’artisan, les étages en encorbellement étaient réservés à l’habitation.
32 - Place Diderot L’ancienne place Chambeau s’est longtemps adossée à la muraille du Bas-Empire. Avant le percement de l’actuelle rue Leclerc en 1612, l’ancien cardo gallo-romain – axe nord-sud ; actuelle rue Diderot – s’interrompait à cet endroit. Denis Diderot y naquit en 1713, au numéro 9. Issu d’une famille de couteliers, il étudia au collège des Jésuites tout proche, avant de partir à Paris dès l’âge de quinze ans. Auteur éclectique et prolixe, il va s’aventurer dans tous les genres : philosophie, roman, théâtre, critique d’art. Fustigeant l’intolérance et rejetant l’autorité de la morale traditionnelle, il luttera - avec d’autres - pour le triomphe de la Raison et l’universalité du bonheur humain. Son œuvre magistrale et étonnamment moderne demeure l’Encyclopédie. Diderot sera, avec d’Alembert, le maître d’œuvre acharné durant plus de deux décennies de ce monument du savoir humain. En 1884, le centenaire de sa mort fut l’occasion de rebaptiser la place à son nom et de lui ériger une statue. Due à Frédéric Bartholdi, elle repose sur un socle énumérant les principaux collaborateurs du projet encyclopédique. 37 - Porte et Tour de Sous Murs Monuments Historiques - XIIIe siècle et 1502. Modifiées en 1859
La protection de la porte basse du faubourg de Sous-Murs était assurée par une avant-porte – une barbacane – à l’intérieur de laquelle se trouvait un bâtiment à usage d’octroi destiné à prélever l’impôt sur les marchandises entrant en ville. La petite tour d’artillerie de Sous-Murs bâtie au début du XVIe siècle, protégeait la porte toute proche. En forme de fer à cheval, elle présente une salle unique pourvue d’embrasures latérales destinées au flanquement. De là, des arquebusiers pouvaient contrôler les abords immédiats, tandis que des canons de petit calibre pouvaient prendre place sur la terrasse. L’enceinte de Sous-Murs a été entièrement restaurée en 1859 par le Génie militaire.
38 - Porte Henri-IV Monument Historique - modifiée en 1604 et 1846
Cette porte conduit au quartier de Sous-Murs, dévolu dès le XIIIe siècle aux activités de tannage des peaux. C’est le seul accès est de la cité ainsi que le plus escarpé. Ses ouvertures, l’une charretière, l’autre piétonne, étaient toutes deux équipées d’un fossé et d’un pont-levis dont subsistent les logements des poutres – les flèches – servant à les actionner. Une porte à double battant ainsi qu’une herse complétaient la défense de cet ouvrage. Jusqu’à la Révolution, une statue d’Henri IV chevauchant Pégase – le cheval ailé mythologique – décora cette porte. Une niche abritant une Vierge à l’Enfant semble veiller à l’intégrité de la cité face aux éventuels assaillants. En 1846, le Génie militaire améliora la défense de la porte et du quartier en réalisant un réduit défensif en avant de la tour Virot.
42 - Tour Michaux Monument Historique milieu du XIVe siècle. Modifiée en 1845
Cette tour fait partie de l’enceinte du XIVe siècle protégeant les quartiers sud de la cité. Elle était initialement équipée de trois salles superposées pourvues d’embrasures permettant la défense de la base des fortifications. Lors de la rénovation des remparts au milieu du XIXe siècle, cet ouvrage fut complètement transformé. Les salles furent comblées et les parements totalement repris. Jusqu’à cette époque, une galerie couverte protégeait le chemin de ronde et les guetteurs des intempéries ; elle fut progressivement démontée entre 1814 et 1847.
49 - Tour Virot Monument Historique - vers 1470
Cette tour est à la jonction entre l’enceinte urbaine et celle du faubourg de Sous-Murs. Construite – ou largement remaniée – durant la décennie 1470, elle protégeait la porte Henri-IV, qui assure la communication entre la ville et le faubourg. Contrairement à la tour Saint-Ferjeux contemporaine, sa conception ne semble pas avoir bénéficié d’apports techniques extérieurs à Langres. Ainsi, ses ouvertures de feu ont été maladroitement exécutées et son rayon d’action était limité. A l’origine, une toiture recouverte de pierres plates – des laves – protégeait sa terrasse.
|
>> Télécharger un document |

Office de Tourisme du Pays de Langres - BP16 - 52201 Langres cedex - Tél : 03 25 87 67 67 - Fax : 03 25 87 73 33
|