Salle intermédiaire : Genèse de la plus grande enceinte d’Europe et Histoire de la tour de Navarre
Cette salle est plus haute que la précédente. Elle est également plus accessible (une dizaine de marches) et ne procure pas le même « effet de crypte » que la salle basse. Les embrasures de tirs des cinq casemates sont dégagées et procurent de belles perspectives sur les courtines adjacentes.
La visite y est didactique et pédagogique pour la partie « Genèse de la plus grande enceinte d’Europe », plus intime pour la partie « Histoire de la tour de Navarre ».
Genèse de la plus grande enceinte d’Europe : Il s’agit ici d’évoquer « l’invention » de cette enceinte qui totalise de nombreuses qualités en terme d’éventail d’historique (du IIIe au XIXe siècle) et de diversité architecturale (de l’enceinte de l’Antiquité tardive à la citadelle du XIXe siècle en passant par les tours et les portes médiévales, les tours d’artillerie Renaissance ou les bastions des XVIe et XVIIe siècles…).
Histoire de la tour de Navarre : Cette thématique est une sorte de « fil rouge » pour l’ensemble de la visite. Dans chaque lieu, il s’agit d’évoquer son histoire sous une forme directe : c’est le monument qui « parle » au visiteur, et s’adresse à lui à la première personne afin de créer une rencontre, un lien personnel et complice entre les deux.
Sont évoqués :
- les « aléas » de la construction : la tour aurait dû être plus grande (environ 20 % de plus en diamètre : 36 m au lieu de 30 m réalisés !) en raison d’une mauvaise conversion entre mesures « royales » et « langroises » !
- le parti architectural et décoratif : les différences entre la massivité de la tour de Navarre et la délicatesse de la tour d’Orval, les gargouilles et bossages sculptés, la rampe hélicoïdale…
- l’organisation de la « tour d’artillerie » : la manœuvre des canons, les angles de tir, l’intendance et l’approvisionnement…
- la prison : la tour a accueilli de nombreux prisonniers (en particulier des Espagnols) au cours du XVIIIe siècle.
- la poudrière aux XIXe et XXe siècles : couverte à partir de 1817, la tour va accueillir durant un siècle une partie des réserves de poudre de la place forte. Des graffitis souvent émouvants attestent de cette période.