Cette salle, bien qu’au niveau de la route, a des allures de cave, de salle enterrée, presque de crypte. Cette sensation est due aux nombreuses marches d’escalier qui prennent des allures de « descente vertigineuse », sans palier. Entouré de murs que l’on devine épais, on a l’impression d’être « conduit » vers des profondeurs insoupçonnées. L’arrivée dans la salle procure une sensation étrange et paradoxale d’enfermement (la salle est sombre, basse et humide) et d’espace (la salle est vaste). Le pallier permet d’avoir une première vue en plongée sur l’essentielle de la salle qui ne se dévoilera pourtant qu’au fur et à mesure, en raison de la présence du pilier central et des quatre casemates.
Le visiteur est plongé dans une atmosphère étrange et attirante.
Les légendes : Langres possède un corpus de « légendes initiales », plutôt bien identifiées, qui permettent de donner à cette cité une dimension à la fois mystérieuse et plus longue que les autres. A leur façon, elles donnent des « clés » pour expliquer comment « Langres est Langres », cette forteresse élevée, cette acropole sacrée, cette ville parmi « les plus vieilles du monde »…
- les Fées : elles occupent les entrailles du plateau depuis la nuit des temps. Gardiennes d’un trésor inestimable (l’eau !), habitantes du monde souterrain, elles sont des êtres bienfaisants qui accompagnent les défunts vers leur dernière demeure (la terre !). Même si le christianisme en fera des tentatrices « païennes », leur « présence » a traversé les siècles (fontaine aux Fées, rue aux Fées…).
- le roi Longo : descendant de Noé, c’est le « découvreur » du plateau de Langres. Capitaine de l’Arche voguant au gré des vents depuis plusieurs siècles (depuis le Déluge !), Longo finit par échouer l’Arche sur un rocher plus haut que les autres. Le mont Arrarat biblique serait Langres ! Longo y aurait fondé la ville et les premiers « langrois » ne seraient ni plus ni moins que les descendants des condisciples de Noé !