Conçu pour tester l’efficacité du train, le scénario des manœuvres repose sur l’affrontement de deux camps. Côté attaque et venus de la vallée de la Marne, 26 000 hommes ont pour mission d’investir Langres depuis le nord, le sud et surtout, l’ouest. Constituée d’unités de l’artillerie et du génie, cette armée de siège progresse vers la place-forte grâce aux efforts de l’infanterie et de la cavalerie.
Défendue par environ 4 000 hommes, La Citadelle de Langres et sa ceinture de forts sont à portée de l’artillerie de siège au dixième jour des manœuvres. Approvisionnée par la voie ferrée établie depuis Foulain, les canons peuvent commencer l’assaut. Les 4 et 5 septembre, un déluge d’obus s’abat sur l’ouvrage fortifié du Fays et les retranchements spécialement aménagés à Saint-Ciergues, au lieu-dit du Virloup.
Le mois le plus propice Que les manœuvres aient débuté fin août n’est pas le fait du hasard. Les troupes impliquées comptaient beaucoup de réservistes.
A une époque où la France était encore très majoritairement rurale, il a fallu attendre que les hommes aient achevé les moissons pour être disponibles.
Même chose avec les chevaux qui demeuraient indispensables pour acheminer les canons sur les positions de tir. Il fallait enfin que la campagne langroise soit moissonnée avant de s’en servir comme d’un terrain d’exercice.